Déclaration de politique générale : ”paroles, paroles, paroles”…

Citation

Après la sanction historique que les français ont infligée à François Hollande et à la gauche lors des élections municipales, on était en droit d’espérer un profond changement de cap à l’occasion du discours de politique générale de Manuel Valls. Peine perdue : les français attendaient un plan de bataille, ils ont eu droit à un plan de com’ ! Certes le Premier Ministre a annoncé une baisse supplémentaire de 10 milliards € des cotisations sociales, mais cela ne compense pas la politique menée depuis deux ans qui a consisté à alourdir le coût du travail en supprimant la TVA anti-délocalisation, en taxant les heures supplémentaires ou en augmentant les cotisations sociales des salariés et des indépendants pour financer la pseudo-réforme des retraites. Même constat pour le geste de 5 milliards promis pour les ménages. C’est une goutte d’eau au regard du matraquage fiscal inédit que subissent les français depuis mai 2012. Le compte n’y est pas alors que, pour l’année 2014, les ménages ont vu la facture de leurs impôts s’alourdir de 10 milliards €. La gauche a mis deux ans à se rendre compte qu’elle faisait fausse route : que de temps perdu ! De plus, Manuel Valls annonce des mesures qu’il est incapable de financer. Il devait annoncer 50 milliards d’économies pour maintenir nos objectifs de réduction du déficit plus des coupes de dépenses permettant de financer ses mesures pour les entreprises et les ménages. Mais la facture sera bien supérieure à 50 milliards puisqu’il faut y ajouter au moins 25 milliards à trouver pour financer de nouvelles baisses des prélèvements annoncées, soit un total de 75 milliards d’économie à trouver, ce qui est totalement irréalisable. Le Premier Ministre s’est contenté de citer 39 milliards non documentés. Faire des promesses non financées, cela revient à signer des chèques en bois dont la charge sera portée par les générations futures. C’est une faute grave pour qui prétend faire de la jeunesse une priorité, car laisser filer la dette aujourd’hui, c’est gonfler les impôts de demain. Comment résoudre le problème du chômage sans évoquer les questions des 35 heures, de l’école, de la formation, du code du travail, de l’industrie, de l’innovation ? Comment rassurer les français sans renforcer leur sécurité ? Autant de sujets absents du discours de politique générale de Manuel Valls. Enfin, les mesures annoncées sont renvoyées à plus tard : les allégements du coût du travail auront lieu « d’ici 2016 », la carte des régions sera remodelée « d’ici 2017 », les mesures pour les ménages arriveront « d’ici 2017 », l’intercommunalité sera réformée « d’ici 2018 », le taux de l’impôt sur les sociétés sera baissé « d’ici 2020 », un débat sur l’avenir des conseils généraux sera engagé « à l’horizon 2021 »,… La France est dans l’urgence, et Manuel Valls se fixe des objectifs à 7 ans, 10 ans ou 15 ans.
Preuve ultime que le message des français n’a pas été entendu, la réforme des rythmes scolaires, qui a désorganisé notre système éducatif, est maintenue. En ce qui me concerne je vais continuer à me battre au côté des élus, comme je l’ai toujours fait, pour demander le libre choix pour les communes d’appliquer ou non cette réforme des rythmes scolaires, très coûteuse et sans contenu éducatif.

Paul SALEN

Un nouveau gouvernement pour quoi faire ?

Après la déroute magistrale du pouvoir socialiste en place aux élections municipales, le Président François Hollande a décidé de remanier son équipe à défaut de se remanier lui-même. Il voulait montrer un signe d’apaisement et de compréhension de la colère des Français, avec Manuel Valls il n’arrive même plus à rassembler son propre camp.

Après Manuel Valls érigé en héraut du nouveau gouvernement, voici donc venue la valse des ministres… Et le retour des Ex. Les deux informations majeures sont la nomination de Manuel Valls à Matignon et le départ des écologistes. Autrement François Hollande souhaite apparemment que « tout change… pour que rien ne change ». Christiane Taubira reste à la Justice, Laurent Fabius aux Affaires étrangères, Marisol Touraine à la Santé, Aurélie Filippetti à la Culture ou encore Stéphane Le Foll à l’Agriculture. Cette continuité – 7 ministères dont certains de grande envergure ne changent pas de tête – n’est pas un bon signe pour l’action gouvernementale. Quant à Benoît Hamon, ancien leader étudiant contre la loi Devaquet en 1986, il devient le patron des profs après la piètre performance de Vincent Peillon « le gaffeur ». Quel sera son approche de la « grande réforme » des rythmes scolaires ? La nomination de Bernard Cazeneuve au ministère de l’Intérieur est une surprise tant les postulants à la fonction ne manquaient pas. Joker du Président Hollande, homme de confiance, ou « bouche trou » comme après l’affaire Cahuzac ? Il est devenu le ministre des situations impossibles. Enfin, que penser de Ségolène Royal, Ministre de François Hollande ? Entre le vaudeville et l’histoire, la situation est pour le moins cocasse. Tout s’entremêle et les citoyens assistent, ébahis, à la scène : une ex-compagne qui était au second tour de la Présidentielle rejoint son ex-compagnon lui-même devenu Président ! Au final, il est peu probable que ce jeu de chaises ministérielles profite au pays. Point de rupture avec le modèle socialiste à l’horizon, quand bien même les apparences semblent sauvées par ce remaniement cosmétique.

 Paul SALEN

Coup de barre à droite

Alors que le premier tour des élections municipales a eu lieu dimanche dernier, les enseignements politiques sont d’ores et déjà prégnants. La gauche est prise à revers

 Le constat est accablant pour François Hollande et la majorité socialiste : les français sanctionnent majoritairement une politique faite de non-choix depuis 22 mois. Les « classes moyennes », dont le pouvoir d’achat est laminé par les hausses d’impôts, ne s’y trompent pas. Cibles faciles pour élargir l’assiette des prélèvements, elles ne peuvent simplement courber l’échine en attendant les prochaines orientations nationales. Comme souvent, ce scrutin local a donc un écho national. Il est l’occasion de dire son mécontentement. La ligne de front bascule sur les enjeux d’un pays, en tous points fragilisé, pressuré, voire abandonné. L’abstention record pour des élections municipales (38,78 %) corrobore cette analyse de la défiance du peuple envers ses représentants socialistes. Beaucoup d’électeurs qui avaient fait confiance à François Hollande en 2012 n’ont pas pris la peine de se déplacer dimanche. Cette abstention est la première marque d’un désaveu envers le pouvoir en place. Historiquement faible, la gauche a « pris une droite ». Et pour cause. Etat exsangue, économie au point mort, société disloquée, parole présidentielle si peu audible… Ce bilan calamiteux ravive les aigreurs et les colères des français. Leur vote 2014 marque d’une pierre blanche le quinquennat socialiste. Dans les urnes, le coup de barre à droite est manifeste. Après cette déroute magistrale pour le Gouvernement, rien ne peut durer comme avant.

 La droite fait 46 % des voix, la gauche 37 %, le FN 4 %

 La poussée de l’UMP contredit les pronostics bien-pensants et les sondages désobligeants qui n’ont de scientifiques que la prétention. Si le FN entre dans la mêlée, les institutions et le bipartisme ne sont pas vaincus pour autant. Il s’agit moins d’un vote d’adhésion que de protestation alimenté par les affaires politico-médiatiques. Comme à Vitrolles, Marignane ou Toulon dans les années 1990, l’expérience de la gestion de collectivités révèlera l’amateurisme et le non-sens économique du parti de Marine Le Pen. Et je ne parle pas de la démagogie électoraliste concernant la baisse d’impôt systématique annoncée par cette dernière. Fier d’appartenir à une famille politique plus unie qu’on ne le dit, fille des législatures de MM. Chirac et Sarkozy, j’entends renouveler ici mes ambitions politiques premières : placer le curseur de l’opposition politique au service de l’intérêt général et remplir pleinement mon rôle de lanceur d’alerte en contrôlant l’activité du Gouvernement. C’est la racine de mon engagement au Parlement : porter sur le devant de la scène les inquiétudes et les aspirations du terrain. Un trait d’union entre la Loire et Paris. Rendez-vous donc dimanche prochain pour élire votre maire, lorsque ce n’est pas déjà fait comme dans 101 communes de la sixième circonscription de la Loire. N’oubliez pas que voter FN, c’est ouvrir la porte à la gauche, son meilleur allié politique comme sous François Mitterrand. Les listes de droite et du centre permettront une gestion rigoureuse, sereine et humaine de votre ville, loin des agitations des uns et du laxisme des autres.

Paul Salen

 

Voile et football : un manque de respect pour les femmes

A l’occasion de la Journée de la Femme, j’ai tenu à dénoncer avec force et vigueur la récente décision de la FIFA qui vient d’autoriser le port du voile dans les compétitions féminines qu’elle organise.  Il s’agit d’une décision qui porte atteinte à la dignité des femmes et introduit, dans le sport de haut niveau, des considérations religieuses qui ne devraient pas avoir cours. Le sport est fait pour rapprocher les peuples par le partage d’une passion commune, cette décision de la FIFA pourrait bien aboutir à l’effet inverse.  Une décision d’autant plus dangereuse que le sport a toujours été un vecteur d’émancipation des femmes et que le port du voile, au-delà de son aspect religieux, est souvent perçu comme une marque de soumission des femmes. J’ai d’ailleurs déposé une proposition de loi visant à interdire l’emploi, le port ou la présentation d’objets du culte, ou ayant un caractère ostentatoire, ainsi que toute manifestation de prosélytisme religieux lors de manifestations sportives (http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0155.asp). L’objet de cette proposition de loi est à la fois de préserver la dignité des femmes et de protéger la laïcité ciment de notre pacte républicain.  Je serais inflexible sur la défense de ces principes incontournables de notre ”vivre ensemble”.

Paul SALEN

 

 

Chômage : malheureusement un nouveau record

Et bien non, la courbe du chômage ne s’est pas inversée. L’explosion du chômage est, hélas, une triste réalité : depuis 21 mois le nombre de demandeurs d’emploi n’a cessé d’augmenter en France, contrairement à la plupart de nos partenaires européens. Cette singularité française est la démonstration de l’échec de la politique fiscale et économique du gouvernement socialiste.  Au mois de janvier, on enregistre 8 900 chômeurs de plus. Bien sûr, François Hollande et son gouvernement essaieront de nous dire le contraire avec la langue de bois habituelle. Depuis des mois, Michel Sapin commente les chiffres du chômage sans jamais rien proposer. Il a beau vanter les dispositifs comme les emplois dits ”d’avenir” et les contrats de génération, cela ne fonctionne pas. Plus personne n’écoute les dénégations du Ministre du Travail ! Après avoir promis l’inversion de la courbe du chômage en 2013, François Hollande a décrédibilisé la parole publique. Le Président de la République doit sortir de son immobilisme. Le choc fiscal subi par les entreprises et les ménages a cassé les moteurs de la croissance, en pesant à la fois sur l’investissement et sur la consommation. La multiplication des ”contrats aidés” est une impasse qui consiste à acheter de faux emplois par de vrais déficits publics. Il y a urgence à changer de cap en libérant les initiatives des entreprises qui, seules, peuvent créer des emplois. Il faut un nouveau cap et se donner les moyens de lutter contre le chômage, en baissant les charges sur le travail, en simplifiant le code du travail et en assouplissant le marché du travail. Voilà un triptyque ambitieux que porterait un Président courageux. Malheureusement, dans une France en crise, le Président socialiste ne préside plus grand chose et son courage n’est pas sa vertue cardinale.

Paul SALEN

Quand un ministre de la République ment à un député

Mercredi dernier lors de la séance de questions au gouvernement j’ai interpellé Vincent Peillon, Ministre de l’Education nationale, sur la difficile et douloureuse mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Dans mon intervention, j’ai indiqué au Ministre de l’Education Nationale qu’il n’avait pas le droit de parler de liberté alors qu’il impose à toutes les communes sans aucune distinction, les mêmes règles au mépris des réalités locales. Une règle commune, quel que soit l’environnement : milieu urbain, rural ou de montagne. J’ai aussi rappelé que le principe d’égalité serait bafoué, puisque avec cette réforme, des inégalités profondes vont encore se creuser entre les écoles qui peuvent proposer des activités réellement épanouissantes pour l’enfant et d’autres qui se transformeront en simple garderie. Inégalité toujours puisque des parents devront payer, alors que pour d’autres ce sera gratuit. Inégalité encore puisque la réforme s’applique au secteur public, mais en dispense le secteur privé.

Dans sa réponse très désinvolte, le ministre affirme que seulement 8 % des communes du département de la Loire refusent d’appliquer la réforme, ce qui est totalement faux puisque ce sont en fait 44 % des mairies qui n’avaient pas déposé le PEDT fin janvier. D’autre part, 77 % de l’ensemble des maires du département sont inquiets au niveau du financement et de ce fait sont dans l’impossibilité d’appliquer une réforme imposée par un ministre qui n’a jamais été élu localement.

Il est parfaitement inconvenant qu’un ministre de la République mente à un parlementaire devant l’ensemble de la représentation nationale, au cours d’une séance publique retransmise par les médias. Le Ministre ne sait plus comment sortir par le haut de ce débat et il utilise le mensonge pour tromper les députés de l’opposition et l’opinion. C’est dire le peu de cas qu’il fait de l’institution qu’est le Parlement.

Paul SALEN

Lire le compte rendu de la séance de questions sur le site de l’Assemblée : http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2013-2014/20140173.asp#P200873

Donner du sens aux réformes territoriales

Préoccupé par l’obsolescence de notre modèle pour affronter les nouveaux défis, il est urgent d’alerter l’opinion  sur l’incohérence des réformes territoriales que le Gouvernement propose et sur la nécessité de traiter ces questions de territoires, d’organisation de l’Etat et d’avenir de nos collectivités avec plus de sens, de discernement et d’ambition. Avec 80 de mes collègues parlementaires, je viens de lancer un appel à donner du sens aux réformes territoriales.

 ”Depuis deux ans, le Gouvernement multiplie les projets de loi sur l’organisation territoriale, le rôle de l’Etat et l’avenir des collectivités locales sans aucune ligne directrice. Cette incohérence est particulièrement préoccupante compte tenu des difficultés de notre pays. Etant donnée l’urgence des réformes qui s’imposent à la France, nous ne pouvons pas laisser un sujet aussi structurant être traité dans l’improvisation, uniquement en termes d’économies et de rationalisation. Il nous appartient de le poser en termes de stratégie d’avenir et de développement, dans le respect du principe de subsidiarité qui anime notre engagement politique. Une question simple doit sous-tendre cet enjeu : Quelles sont les bonnes échelles territoriales et les compétences nécessaires pour mener des politiques de croissance et d’emploi ouvertes sur le monde ? Cette question mérite notre mobilisation d’autant plus que les réformes fiscales et sociales à venir n’auront de sens que si une réponse claire y est apportée. Aussi, il nous appartient, forts de notre attachement à nos territoires et de notre volonté de réamorcer une perspective de croissance, d’apporter notre contribution à ce sujet. Nous alertons le Gouvernement sur le risque d’une démarche improvisée et sur la nécessité de poser ces enjeux d’organisation nationale et territoriale, à l’aune des nouveaux défis économiques, dans le cadre d’une approche globale, cohérente et ambitieuse.”

Paul SALEN

Qui sème le trouble divise les Français !

Incapable de redresser la situation du pays et d’enrayer le chômage, le gouvernement multiplie les provocations pour faire diversion et voir s’agiter la société entière (théorie du genre, loi sur la famille,…). La stratégie socialiste est simple : ”Pas d’emplois pour tout le monde ? Alors, provoquons les familles ! Pas de croissance en vue ? Alors, manipulons les syndicats et leurrons les entreprises ! Pas de baisse d’impôts, ni de la dépense publique ? Alors, cassons nos équilibres et désertifions nos campagnes !” Aux abois, les socialistes jouent aux apprentis-sorciers en diluant tous les repères qui sont le socle de notre société. Mais attention : qui sème ainsi le trouble divise tous les français ! Bousculer ainsi notre vivre ensemble quand les résultats économiques ne sont pas au rendez-vous, fragilise chaque jour un peu plus notre pacte républicain et fait le jeu des populistes de tout bord, comme on a pu le voir dernièrement.

Paul SALEN

Pour le rétablissement de l’autorité républicaine

L’année 2013 avait valeur de test, c’était la première du quinquennat à refléter le bilan de François Hollande et de son gouvernement en matière de sécurité. Les chiffres sont tombés : avec l’explosion du chômage, la montée de l’insécurité est l’autre échec du gouvernement.
Alors que la droite avait fait baisser la délinquance globale de 17 % en 10 ans, voilà qu’elle est repartie brutalement à la hausse. Il y a eu 85 000 victimes de plus en 2013 qu’en 2011. Les atteintes aux biens, qui ont augmenté de 3,5 %, les atteintes aux personnes en hausse de + 5,6 % sont particulièrement inquiétantes. Les français subissent l’explosion très grave des cambriolages : + 11,8% soit 40 000 de plus qu’en 2011. En 2013 il y a eu 1021 cambriolages par jour ! De même, les vols avec violence progressent : il y en a eu près de 125 000 au cours de l’année 2013.
Cette augmentation spectaculaire de l’insécurité est la conséquence directe d’une politique laxiste envers les délinquants et méfiante envers les forces de l’ordre. La politique de ce gouvernement a ainsi consisté à supprimer le programme de construction de prisons que la droite avait voté début 2012 et à obliger les gardiens de la paix à porter un numéro de matricule pour que de contrôleurs, ils deviennent contrôlés. Les discours angéliques se sont aussi multipliés : débat sur la dépénalisation de l’usage du cannabis, promesse de mettre fin aux peines-plancher contre les récidivistes et de généraliser les peines alternatives à la prison ! Ce message d’impunité a été bien reçu par les délinquants et les français en payent aujourd’hui le prix. La sécurité des français exige pourtant un changement radical de politique qui passe par le rétablissement de l’autorité républicaine. Il est urgent de construire 20 000 places de prison supplémentaires et de supprimer les réductions automatiques de peines pour que les sanctions prononcées soient réellement appliquées. Il est nécessaire de revoir la justice des mineurs et élargir les peines-plancher aux récidivistes pour contrer le sentiment d’impunité qui se développe parmi les délinquants. Enfin il faut que les forces de l’ordre soient davantage sur le terrain et que leurs moyens soient renforcés en matière d’investigation et d’équipements.
François Hollande doit renoncer à l’impensable réforme Taubira qui démantèle notre arsenal pénal et qui est prévue pour le lendemain des municipales. Au regard du résultat des élections de mars prochain, le gouvernement va enfin comprendre que le laxisme n’est pas une option, mais que le retour de l’autorité et de la fermeté républicaines est une obligation.

 Paul SALEN

Lettre ouverte au Premier Ministre

Agriculture : pas de nouvelle loi, des décisions

Monsieur le Premier ministre, sur votre proposition, nous entamons cette semaine l’examen d’un nouveau texte de loi sur l’agriculture. Répond-il aux attentes concrètes des centaines de milliers de paysans français confrontés à une compétition européenne et internationale de plus en plus rude ? Non. Est-il utile ? Non. Est-il nécessaire ? Encore moins. Nous allons siéger une semaine pour rien, au détriment des décisions courageuses qui sont désormais attendues par le monde agricole. Ce texte de loi est une nouvelle illustration de la méthode de votre gouvernement : de grandes déclarations de principe, plutôt que des engagements concrets qui permettraient réellement de changer les choses et de soutenir les producteurs agricoles ou industriels. Ce texte de loi est un écran de fumée qui masque le vide total de politique agricole du gouvernement. Il ne palliera pas la faiblesse de votre ministre de l’Agriculture, qui semble se préoccuper davantage du Parti Socialiste que de l’avenir des paysans français. Alors monsieur le Premier ministre, plutôt que de persister dans cette voie, nous vous demandons de prendre sans délai les décisions attendues par le monde agricole. Elles ne sont pas révolutionnaires, elles sont simplement de bon sens. Elles demandent juste du courage. Elles soutiendront des paysans qui luttent sans relâche pour leur avenir et celui d’un secteur stratégique qui fait la force et la fierté de la France. Monsieur le Premier ministre, nous vous demandons de veiller à ce que toutes les normes environnementales adoptées en France correspondent strictement aux textes européens, ni plus, ni moins, sans chercher à les anticiper ou à les durcir sur le plan national : notre agriculture ne peut plus subir des distorsions de concurrence. Nous vous demandons de simplifier radicalement le droit des installations classées, afin de favoriser leur regroupement rapide et soutenir ainsi le démarrage des jeunes agriculteurs dans leur vie active. Au nom de quoi faudrait-il encore 2 ans en France pour obtenir une autorisation de regroupement de deux installations, qui simplifiera leur mise aux normes et donc leur modernité, contre 6 mois en Allemagne ? Monsieur le Premier ministre, nous vous demandons de veiller à ce que vos administrations simplifient la vie des producteurs, au lieu de la compliquer. Nos paysans ne supportent plus d’être des suspects permanents aux yeux de certaines administrations, alors qu’ils devraient être encouragés dans leur travail. Nous vous demandons de rétablir la baisse des charges dans le secteur agricole, qui avait été mise en place par le précédent gouvernement, et que vous avez supprimée sans raison.

Nous vous demandons de soutenir la mise en place de la contractualisation dans le secteur laitier, qui est la seule réponse à la fin des quotas et à la concurrence européenne farouche qui en résultera. Monsieur le Premier ministre, vous serez aussi responsable de l’issue des négociations commerciales en cours entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Nous n’oublions pas que le commerce international fait la force de notre agriculture en particulier dans le secteur viticole, mais nous sommes inquiets à l’idée que l’agriculture ne soit la variable d’ajustement de ces négociations. Comment se fait-il que le Parlement français ne soit pas informé du contenu de ces négociations? Nous vous demandons un débat public sur ce sujet. Monsieur le Premier ministre, nous ne pouvons pas imaginer que vous n’ayez à cœur, comme nous, de défendre sans relâche notre agriculture. Alors donnez-lui les moyens de se battre à armes égales avec ses concurrents. Assez de lois. Des décisions.

Bruno Le Maire, Ancien ministre de l’Agriculture et Député de l’Eure & Paul Salen, Député de la Loire et plusieurs de leurs collègues

Insécurité : plus de fermeté !

La réforme pénale visait à éviter aux délinquants d’aller en prison et à ceux qui sont déjà condamnés de sortir plus vite de prison. Les premières victimes de cette réforme ? Les français qui verront la délinquance progresser avec l’insécurité. Entre 2002 et 2012, la délinquance a diminué de 17 %, alors qu’elle augmentait de 17 % entre 1997 et 2002 sous Lionel Jospin. Depuis l’élection de François Hollande, la délinquance progresse de nouveau : + 2,6 %, avec une hausse de 4 % pour les atteintes à l’intégrité physique et plus de 1000 cambriolages par jour. La liste des délits et crimes qui se multiplient depuis 1 an est effarante : cambriolages + 9,3 % ; vols à main armée contre des particuliers à leur domicile + 20% ; vols sur des exploitations agricoles + 17,2 % ; violences sexuelles + 10,3 % ; escroqueries + 5,8 % ; trafics et revente de stupéfiants + 9,7 % ; attentats à l’explosif contre des biens publics et privés + 31,4 %. Les peines plancher sont conformes à la Constitution, contrairement à ce qu’affirme la gauche, selon la Décision du Conseil Constitutionnel du 9 août 2007. Le taux de récidive n’a pas triplé contrairement à ce que proclame le gouvernement puisque en 2004 il était de 4 % et en 2010 de 3,9 %. La suppression des peines plancher est un puissant signal donné aux délinquants qui se verront appliquer des sanctions moins sévères. Selon Alain Bauer, ancien Directeur de l’Observatoire de la Délinquance, avec la réforme Taubira ce sont 98 % des délinquants qui pourraient échapper à la prison. Ainsi, quasiment aucune peine ne serait plus purgée en France. Aujourd’hui, nous avons besoin d’un vaste projet de construction de 20000 nouvelles places de prison, en effet 80000 peines de prison ferme ne sont pas exécutées faute de place ; mais il est également nécessaire de supprimer les réductions automatiques de peines de prison et d’étendre les travaux d’intérêt général pour les mineurs délinquants, dès l’âge de 13 ans. Le gouvernement cessera-t-il un jour sa politique laxiste ?

Paul SALEN

Pour une réforme structurelle des finances publiques

Les rentrées fiscales se sont écroulées en 2013. Le gouvernement a masqué assez habilement l’ampleur du désastre. Dans le Projet de Loi de finances 2014, on ne parle que de 5,5 Mds €. Alors qu’il s’agit du double ! C’est écrit en page 15 du projet de loi de finances rectificatives. Par rapport à la loi de Finances initiale, il manque 3,1 Mds € sur l’impôt sur le revenu (IR) ; 3,8 Mds € sur l’impôt sur les sociétés (IS) et 5,6 Mds € sur la TVA. Soit 12,5 Mds €. Ce qui fait une différence nette de 10,8 Mds € car la recette est supérieure pour certaines petites taxes. 10,8 Mds € de manque à gagner, c’est considérable, c’est près de 4 % du budget de l’État. Jean-Marc Ayrault a annoncé dernièrement une « remise à plat de notre fiscalité » pour le budget 2015 (”Les Échos” du 19 novembre 2013). Cela ne doit tromper personne. Il ne s’agit pas de baisser les impôts, car le Premier ministre avoue lui-même que sa réforme doit se faire à « prélèvements obligatoires constants », c’est-à-dire en conservant le taux actuel écrasant de 46,3 % du PIB. En clair, la charge fiscale restera la même, mais elle sera prélevée et répartie différemment. Alors que notre pays à besoin d’une vraie réforme fiscale, le gouvernement ne propose rien de concret. Pour ma part, avec les députés du groupe UMP, je souhaite réduire de 10 % la dépense publique, réduire le nombre de fonctionnaires, augmenter le temps de travail dans la fonction publique et fusionner les départements avec les régions pour rationaliser l’action des collectivités. Tout ceci devrait générer un véritable choc fiscal positif égal à 130 Mds € dont 50 % seraient affectés à la réduction de la dette et l’autre moitié rendue aux Français.

Paul SALEN

Une économie en panne

Le 24 octobre, on apprenait que le chômage enregistrait une hausse très forte puisqu’on recensait pour le mois de septembre 60000 chômeurs supplémentaires, soit la plus forte progression sur un mois depuis l’élection de François Hollande. Le 8 novembre, la note de la France a été une nouvelle fois dégradée. L’agence Standard & Poor’s a pointé l’incapacité du gouvernement à baisser les dépenses publiques et à mener des réformes structurelles, dénonçant la pression fiscale qui a atteint des sommets inégalés. Le 14 novembre, l’INSEE a annoncé que la croissance française reculait de -0,1 % au 3ème trimestre 2013 alors qu’on attendait une stagnation. Plus inquiétant, les investissements en France se sont effondrés de – 0,6 %, confirmant une tendance globale à la baisse depuis un an. Cela augure mal d’une éventuelle reprise, puisque le futur de la croissance dépend du niveau des investissements actuels. Selon Eurostat, la France est à la traîne dans une Europe qui est elle-même en retard par rapport au monde. Quand la France recule de – 0,1 % au troisième trimestre, le PIB de la zone euro est en hausse de 0,1 %, celui de l’Union européenne de 0,2 %, et celui des États-Unis de 0,7 %. L’Allemagne progresse de 0,3 % et le Royaume-Uni de 0,8 %. En Europe, seuls Chypre (- 0,8 %) et la République Tchèque (- 0,5 %) font moins bien que la France. Le 15 novembre, la Commission européenne s’est inquiétée de l’absence de «marges de manœuvre» budgétaire de la France. Mais François Hollande veut «maintenir le cap», Jean-Marc Ayrault affirme que «nous sommes sur le bon chemin», Pierre Moscovici juge que la «reprise est une réalité»… L’unanimité des instituts nationaux comme internationaux qui tirent la sonnette d’alarme ne rencontrent que l’indifférence du gouvernement. Cette façon de nier la réalité contribue à décrédibiliser la parole publique et donne le sentiment d’une forme d’impuissance de l’État. Il faut changer de politique immédiatement. Il devient urgent de baisser les dépenses publiques afin de pouvoir réduire les déficits, les impôts et les charges et redonner aux Français un grand souffle de liberté et d’espoir.

Paul SALEN

Vers la mort programmée de la filière équestre française

Le gouvernement a décidé de porter la TVA applicable aux centres équestres de 7 % à 20 %. Cette décision serait dictée par la jurisprudence européenne et viserait à anticiper tout risque de dépôt de plainte contre la France en faisant référence à l’arrêt de la Cour de Justice européenne (8 mars 2012). Ce texte vise exclusivement la vente de chevaux et non les activités propres des centres équestres. La crainte du gouvernement de voir une plainte déposée par la Commission Européenne contre la France, est donc largement infondée et fragilise la filière équestre par la remise en cause de la TVA à 7 % applicables aux centres. Les conséquences de la hausse de la TVA seront très graves sur le plan économique, social, environnemental et sportif. Il est évident que la fermeture d’environ 2000 établissements et la perte de 6000 emplois directs ne feront que soulever des interrogations sur la cohérence de l’action gouvernementale. Il est temps que le gouvernement cesse ce matraquage fiscal qui met à mal les filières d’excellence nationale, notamment les centres équestres de notre département, et plus spécifiquement, les activités non délocalisables, créant ainsi les conditions d’une hausse du chômage et d’une perte des savoir-faire.

Paul SALEN