L’improvisation permanente de François Hollande

Au regard de l’interview du Président de la République du 14 juillet, on voit à quel point la parole présidentielle a perdu toute crédibilité. François Hollande n’a pas su remettre en perspective un quinquennat marqué par l’improvisation permanente. Surtout, il a suscité de nouvelles inquiétudes. La reprise est là, partout (Allemagne, Royaume-Unis, Etats-Unis), partout sauf… en France ! Tous les pays bénéficient de la reprise mondiale, tous sauf… la France ! Il faut croire que François Hollande est ailleurs pour ne pas voir qu’en matière de croissance, de chômage, de déficits, la France est le seul des grands pays à accumuler les mauvais résultats : croissance en berne, dette qui explose, chômage qui ne cesse d’augmenter, on compte 1000 chômeurs de plus chaque jour en France. Il y a donc urgence à agir, à réformer. Au lieu d’agir François Hollande hésite, incapable de prendre les dossiers à bras le corps. Le pacte de responsabilité est d’ailleurs le symbole criant de cette inaction. Lancé, sur le principe, le 31 décembre dernier, il peine à voir le jour et se retrouve déjà dans une impasse, il est le symbole de l’incapacité du Président à agir. Où est le soutien à la filière de l’apprentissage promis pendant la campagne, alors que le gouvernement est celui qui a le plus coupé les crédits de ce secteur pourtant pourvoyeur d’emplois ? Où est la pause fiscale tant de fois annoncée ? Sans parler de la question du vote des étrangers, source de divisions dans une société française que François Hollande a contribué à fracturer ; ou de la perspective de l’instauration d’une dose de proportionnelle qui s’apparente plus à une manœuvre purement politicienne qu’à une réflexion institutionnelle sur la représentativité. Enfin, concernant la réforme territoriale, bien loin de mettre fin au millefeuille tant décrié, le projet du gouvernement n’est en rien source d’économie. Zéro économie, zéro simplification, cette réforme improvisée modifie en revanche, très profondément, l’équilibre institutionnel de notre pays : un choix si déterminant ne peut se faire dans l’improvisation sur un coin de table, et surtout pas sans les français – dans le cadre du débat présidentiel, ou par voie de référendum. Le Président de la République ne semble plus avoir aucune lucidité sur la situation économique du pays, sur l’absence de croissance, sur le niveau record du chômage, sur l’importance des déficits et surtout sur sa propre responsabilité dans cette situation dramatique.

Paul SALEN

Pour une grande région Rhône-Alpes Auvergne !

Carte région RAAAlors que l’examen de la réforme territoriale vient d’être suspendu au Sénat, et pour répondre à mes concitoyens qui ne manquent pas de m’interroger sur cette réforme, personnellement, en tant que ligérien, je suis plutôt favorable à la réunion des régions Rhône-Alpes – à laquelle la Loire appartient dans sa marge à l’ouest – et Auvergne. En effet, la constitution de cette macro-région Rhône-Alpes-Auvergne établira un grand axe Lyon/Clermont-Ferrand, passant par la Loire qui se trouvera désormais au centre de cette nouvelle région, donc dans une position stratégiquement et économiquement avantageuse. Le raccordement des deux autoroutes A89 venant de Lyon et A72 reliant Saint-Etienne à Clermont-Ferrand, et Balbigny dans ma circonscription fin 2012, a d’ailleurs matérialisé et renforcé à la fois un axe majeur de communication entre ces deux grandes régions et leurs capitales, et la position centrale et incontournable de la Loire. Ainsi ma circonscription se retrouverait pratiquement au centre de cette nouvelle région.

Par ailleurs, la Loire, département faisant actuellement partie de la Région Rhône-Alpes, et la Haute-Loire, appartenant aujourd’hui à la région Auvergne, travaillent d’ores et déjà ensemble et ont mis en place de nombreuses synergies, que leur proximité géographique et territoriale justifie largement. Un certain nombre d’entreprises ont d’ailleurs regroupé ces deux départements dans leur organisation logistique et hiérarchique. Néanmoins pour que le lien se fasse réellement entre Lyon et la Haute-Loire, mais aussi pour fluidifier la liaison Lyon-Saint-Etienne et désengorger l’A47, il est indispensable que le projet de l’A45 déjà programmé, soit concrétisé rapidement.

Enfin, au niveau des paysages et des particularités géographiques, si les Monts du Forez sont essentiellement dans la Loire, ils se situent à la limite du Puy-de-Dôme, et 5 communes de ma circonscription sont d’ailleurs intégrées au Parc Régional Auvergnat du Livradois-Forez. Ainsi, la réunion des régions Rhône-Alpes et Auvergne au sein d’une même maxi-région, me semble logique et justifiée, tant au niveau de l’organisation des territoires, des axes de communication les traversant, des synergies économiques déjà établies et vouées à se développer pour le plus grand bénéfice des différents départements et tout particulièrement de la Loire.

Cependant, je peux comprendre les réticences de départements plus excentrés par rapport aux axes majeurs de cette future maxi-région et qui se sentent plus proches d’autres régions.

Paul SALEN

Réforme des rythmes scolaires : ça suffit !

rythmes scolairesJe suis intervenu mercredi après-midi dans le cadre des questions au gouvernement pour, une nouvelle fois, tenter de faire entendre raison au Ministre de l’Education nationale sur la réforme des rythmes scolaires. Suite à l’Assemblée générale des maires de la Loire, les maires ont voté une motion demandant un moratoire d’un an sur l’application de la réforme. Dans le Roannais, 88 communes souhaitent engager un recours devant le Conseil d’Etat. Une occasion pour demander avec fermeté à Benoît Hamon d’entendre enfin la voix des élus et des familles et d’accepter de reporter cette réforme. Il faut du temps pour écouter enfin les élus de terrain que sont les maires, confrontés à d’énormes difficultés, financières et d’organisations, pour appliquer une réforme qui va à l’encontre de l’objectif premier : prendre en compte l’intérêt de l’enfant.

Paul SALEN

Le don de RTT enfin possible !

La proposition de loi dont j’ai été l’auteur sur le don de jours de RTT, qui avait été votée en première lecture à l’Assemblée nationale en janvier 2012, vient d’être adoptée au Sénat il y a quelques jours.

J’avais proposé ce texte suite au cas d’un petit garçon de ma circonscription atteint d’un cancer du foie et dont le papa avait pu bénéficier spontanément de la part de ses collègues de dons de jours de RTT, pour qu’il puisse accompagner son petit garçon jusqu’à son dernier souffle.

Libre, spontané et volontaire

Le dispositif est applicable aux salariés et aux fonctionnaires, il repose sur le principe de l’anonymat et est sans contrepartie. Il ne coûte rien ni à l’entreprise, ni à la société. Un certificat médical doit attester de la gravité de la maladie de l’enfant.

L’adoption de ce texte est un bel hommage et c’est une victoire pour les 2000 familles qui sont dans cette situation et dont les parents vont pouvoir bénéficier de ce dispositif.

Lors des débats au Sénat, le gouvernement s’est par ailleurs engagé à ce que les décrets d’application soient publiés avant l’été. Avant la séance publique, j’ai pu travailler avec la sénatrice Catherine Deroche, rapporteur du texte pour la Commission des affaires sociales, afin d’envisager tous les aspects du dispositif proposé.

Les groupes UMP, UDI-UC, RDSE et écologiste ont voté ”pour”, le groupe socialiste s’est abstenu et le groupe Communiste, républicain et citoyen a voté ”contre”.

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai vécu ce vote, aboutissement d’un long travail parlementaire, en présence de Christophe Germain, le papa du petit garçon, qui m’a accompagné au Sénat pour assister aux débats.

Site de l’association des parents de Mathys

Paul SALEN, Député de la Loire

Europe : il est temps de tout changer

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L’appel de 40 parlementaires pour changer l’Europe

co-signé par Paul SALEN

Après la seconde guerre mondiale, les pères fondateurs de l’Europe avaient fait partager aux peuples européens leur grand rêve d’union, pour que les tragédies du passé ne recommencent jamais, pour que notre continent, rassemblant ses moyens et ses volontés fasse entendre sa voix dans le monde, y défende ses idées, ses principes et ses intérêts, pour que nos nations s’ouvrent les unes aux autres, et tirant ensemble le meilleur parti de leurs forces productives, s’engagent durablement sur le chemin de la prospérité.

Qu’avons-nous fait de ce grand rêve ? Beaucoup d’Européens de cœur et de raison se posent désormais cette question : ceux qui ont répondu oui lorsqu’on leur a demandé d’approuver le Traité de Maastricht ou la Constitution européenne, parce qu’ils ne voulaient pas sacrifier une si belle espérance, et ceux qui ont dit non parce qu’ils ne voulaient pas approuver ce qui, à leurs yeux, entraînait l’Europe et la France sur la voie du déclin. Sans nier les responsabilités des gouvernements nationaux, à commencer par les nôtres, force est de constater que trente années de dérives ont condamné l’Europe à devenir une machine bureaucratique qui réduit, jour après jour, l’espace des libertés et de la démocratie. Trente années d’aveuglements ont installé durablement sur notre continent le chômage de masse, l’exclusion, la stagnation économique. Trente années de renoncements ont provoqué une profonde crise identitaire, mis à mal la cohésion des sociétés, creusé un fossé d’incompréhension entre les peuples et les responsables politiques, nourri la montée des populismes et des extrémismes. Si nous ne voulons pas que le rêve tourne au cauchemar et que reviennent les vieux démons qui ont été à l’origine de tant de malheurs, il faut changer d’Europe.

Au point où nous en sommes, le temps n’est plus à la valse-hésitation des ajustements à la marge du mécano institutionnel. L’urgence est aux remises en cause profondes. Notre pays doit prendre ses responsabilités et demander à nos partenaires de se prononcer. Le risque de crises circonscrites est moins grand que celui d’une crise générale qui pourrait tout emporter. Souvenons-nous de la chaise vide du Général de Gaulle qui sauva la politique agricole commune. L’austérité aveugle qui détruit la croissance et creuse les déficits, ça ne peut plus durer. La politique monétaire qui fait peser sur l’Europe tout entière le spectre de la déflation et ruine la compétitivité de nos entreprises, ça ne peut plus durer.

L’ouverture sans contrepartie à toutes les concurrences déloyales, à tous les dumpings, ça ne peut plus durer. La politique de la concurrence qui interdit toute politique industrielle et qui met les entreprises européennes à la merci de leurs concurrents, tellement plus habiles, c’est un comble, pour se protéger dans leur pays, ça ne peut plus durer. La libre circulation poussée à l’excès qui interdit tout contrôle des déplacements de populations à l’intérieur de l’Europe pouvant mettre en péril la cohésion de nos sociétés et qui va jusqu’à mettre en concurrence, sur notre sol, nos salariés avec des salariés qui supportent trois fois moins de charges sociales, ça ne peut plus durer.

Le dumping fiscal et social à l’intérieur de l’Europe, ça ne peut plus durer. Les frontières extérieures de l’Espace Schengen qui laissent passer des flux d’immigration incontrôlés, ça ne peut plus durer. L’élargissement sans fin, ça ne peut plus durer. L’Europe désarmée, l’Europe qui ne défend pas ses intérêts dans le monde, l’Europe qui est la variable d’ajustement de toutes les politiques de change, de toutes les politiques commerciales, de toutes les politiques migratoires du monde, l’Europe qui empêche ses nations de se protéger et qui ne les protège pas, l’Europe qui étouffe sous une masse de réglementations, l’Europe qui se construit contre les Etats et la souveraineté des peuples, ça ne peut plus durer.

De ce constat, il nous faut maintenant tirer des conclusions politiques en rupture avec les atermoiements des dernières décennies. Notre famille politique doit le faire. C’est son devoir si elle ne veut pas livrer notre pays à des aventures dangereuses et sans lendemain auxquelles pourraient conduire la colère, et le désespoir de ceux, de plus en plus nombreux, qui souffrent et qui ont le sentiment de ne plus être maîtres de leur vie.Ne nous y trompons pas : se résigner à inscrire la politique de la France dans le cadre d’une construction européenne à la dérive sans le changer profondément serait moralement inacceptable et politiquement intenable. Cette résignation nous condamnerait rapidement à l’échec si les Français nous confiaient à nouveau le destin du pays.Ce qui se joue dans la campagne qui s’ouvre pour les élections au Parlement européen, c’est d’abord la définition de notre rapport à l’Europe pour pouvoir gouverner demain sans décevoir aussitôt tous ceux qui nous auront fait confiance.

Laurent WAUQUIEZ et Henri GUAINO

 

Déclaration de politique générale : ”paroles, paroles, paroles”…

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Après la sanction historique que les français ont infligée à François Hollande et à la gauche lors des élections municipales, on était en droit d’espérer un profond changement de cap à l’occasion du discours de politique générale de Manuel Valls. Peine perdue : les français attendaient un plan de bataille, ils ont eu droit à un plan de com’ ! Certes le Premier Ministre a annoncé une baisse supplémentaire de 10 milliards € des cotisations sociales, mais cela ne compense pas la politique menée depuis deux ans qui a consisté à alourdir le coût du travail en supprimant la TVA anti-délocalisation, en taxant les heures supplémentaires ou en augmentant les cotisations sociales des salariés et des indépendants pour financer la pseudo-réforme des retraites. Même constat pour le geste de 5 milliards promis pour les ménages. C’est une goutte d’eau au regard du matraquage fiscal inédit que subissent les français depuis mai 2012. Le compte n’y est pas alors que, pour l’année 2014, les ménages ont vu la facture de leurs impôts s’alourdir de 10 milliards €. La gauche a mis deux ans à se rendre compte qu’elle faisait fausse route : que de temps perdu ! De plus, Manuel Valls annonce des mesures qu’il est incapable de financer. Il devait annoncer 50 milliards d’économies pour maintenir nos objectifs de réduction du déficit plus des coupes de dépenses permettant de financer ses mesures pour les entreprises et les ménages. Mais la facture sera bien supérieure à 50 milliards puisqu’il faut y ajouter au moins 25 milliards à trouver pour financer de nouvelles baisses des prélèvements annoncées, soit un total de 75 milliards d’économie à trouver, ce qui est totalement irréalisable. Le Premier Ministre s’est contenté de citer 39 milliards non documentés. Faire des promesses non financées, cela revient à signer des chèques en bois dont la charge sera portée par les générations futures. C’est une faute grave pour qui prétend faire de la jeunesse une priorité, car laisser filer la dette aujourd’hui, c’est gonfler les impôts de demain. Comment résoudre le problème du chômage sans évoquer les questions des 35 heures, de l’école, de la formation, du code du travail, de l’industrie, de l’innovation ? Comment rassurer les français sans renforcer leur sécurité ? Autant de sujets absents du discours de politique générale de Manuel Valls. Enfin, les mesures annoncées sont renvoyées à plus tard : les allégements du coût du travail auront lieu « d’ici 2016 », la carte des régions sera remodelée « d’ici 2017 », les mesures pour les ménages arriveront « d’ici 2017 », l’intercommunalité sera réformée « d’ici 2018 », le taux de l’impôt sur les sociétés sera baissé « d’ici 2020 », un débat sur l’avenir des conseils généraux sera engagé « à l’horizon 2021 »,… La France est dans l’urgence, et Manuel Valls se fixe des objectifs à 7 ans, 10 ans ou 15 ans.
Preuve ultime que le message des français n’a pas été entendu, la réforme des rythmes scolaires, qui a désorganisé notre système éducatif, est maintenue. En ce qui me concerne je vais continuer à me battre au côté des élus, comme je l’ai toujours fait, pour demander le libre choix pour les communes d’appliquer ou non cette réforme des rythmes scolaires, très coûteuse et sans contenu éducatif.

Paul SALEN

Un nouveau gouvernement pour quoi faire ?

Après la déroute magistrale du pouvoir socialiste en place aux élections municipales, le Président François Hollande a décidé de remanier son équipe à défaut de se remanier lui-même. Il voulait montrer un signe d’apaisement et de compréhension de la colère des Français, avec Manuel Valls il n’arrive même plus à rassembler son propre camp.

Après Manuel Valls érigé en héraut du nouveau gouvernement, voici donc venue la valse des ministres… Et le retour des Ex. Les deux informations majeures sont la nomination de Manuel Valls à Matignon et le départ des écologistes. Autrement François Hollande souhaite apparemment que « tout change… pour que rien ne change ». Christiane Taubira reste à la Justice, Laurent Fabius aux Affaires étrangères, Marisol Touraine à la Santé, Aurélie Filippetti à la Culture ou encore Stéphane Le Foll à l’Agriculture. Cette continuité – 7 ministères dont certains de grande envergure ne changent pas de tête – n’est pas un bon signe pour l’action gouvernementale. Quant à Benoît Hamon, ancien leader étudiant contre la loi Devaquet en 1986, il devient le patron des profs après la piètre performance de Vincent Peillon « le gaffeur ». Quel sera son approche de la « grande réforme » des rythmes scolaires ? La nomination de Bernard Cazeneuve au ministère de l’Intérieur est une surprise tant les postulants à la fonction ne manquaient pas. Joker du Président Hollande, homme de confiance, ou « bouche trou » comme après l’affaire Cahuzac ? Il est devenu le ministre des situations impossibles. Enfin, que penser de Ségolène Royal, Ministre de François Hollande ? Entre le vaudeville et l’histoire, la situation est pour le moins cocasse. Tout s’entremêle et les citoyens assistent, ébahis, à la scène : une ex-compagne qui était au second tour de la Présidentielle rejoint son ex-compagnon lui-même devenu Président ! Au final, il est peu probable que ce jeu de chaises ministérielles profite au pays. Point de rupture avec le modèle socialiste à l’horizon, quand bien même les apparences semblent sauvées par ce remaniement cosmétique.

 Paul SALEN

Coup de barre à droite

Alors que le premier tour des élections municipales a eu lieu dimanche dernier, les enseignements politiques sont d’ores et déjà prégnants. La gauche est prise à revers

 Le constat est accablant pour François Hollande et la majorité socialiste : les français sanctionnent majoritairement une politique faite de non-choix depuis 22 mois. Les « classes moyennes », dont le pouvoir d’achat est laminé par les hausses d’impôts, ne s’y trompent pas. Cibles faciles pour élargir l’assiette des prélèvements, elles ne peuvent simplement courber l’échine en attendant les prochaines orientations nationales. Comme souvent, ce scrutin local a donc un écho national. Il est l’occasion de dire son mécontentement. La ligne de front bascule sur les enjeux d’un pays, en tous points fragilisé, pressuré, voire abandonné. L’abstention record pour des élections municipales (38,78 %) corrobore cette analyse de la défiance du peuple envers ses représentants socialistes. Beaucoup d’électeurs qui avaient fait confiance à François Hollande en 2012 n’ont pas pris la peine de se déplacer dimanche. Cette abstention est la première marque d’un désaveu envers le pouvoir en place. Historiquement faible, la gauche a « pris une droite ». Et pour cause. Etat exsangue, économie au point mort, société disloquée, parole présidentielle si peu audible… Ce bilan calamiteux ravive les aigreurs et les colères des français. Leur vote 2014 marque d’une pierre blanche le quinquennat socialiste. Dans les urnes, le coup de barre à droite est manifeste. Après cette déroute magistrale pour le Gouvernement, rien ne peut durer comme avant.

 La droite fait 46 % des voix, la gauche 37 %, le FN 4 %

 La poussée de l’UMP contredit les pronostics bien-pensants et les sondages désobligeants qui n’ont de scientifiques que la prétention. Si le FN entre dans la mêlée, les institutions et le bipartisme ne sont pas vaincus pour autant. Il s’agit moins d’un vote d’adhésion que de protestation alimenté par les affaires politico-médiatiques. Comme à Vitrolles, Marignane ou Toulon dans les années 1990, l’expérience de la gestion de collectivités révèlera l’amateurisme et le non-sens économique du parti de Marine Le Pen. Et je ne parle pas de la démagogie électoraliste concernant la baisse d’impôt systématique annoncée par cette dernière. Fier d’appartenir à une famille politique plus unie qu’on ne le dit, fille des législatures de MM. Chirac et Sarkozy, j’entends renouveler ici mes ambitions politiques premières : placer le curseur de l’opposition politique au service de l’intérêt général et remplir pleinement mon rôle de lanceur d’alerte en contrôlant l’activité du Gouvernement. C’est la racine de mon engagement au Parlement : porter sur le devant de la scène les inquiétudes et les aspirations du terrain. Un trait d’union entre la Loire et Paris. Rendez-vous donc dimanche prochain pour élire votre maire, lorsque ce n’est pas déjà fait comme dans 101 communes de la sixième circonscription de la Loire. N’oubliez pas que voter FN, c’est ouvrir la porte à la gauche, son meilleur allié politique comme sous François Mitterrand. Les listes de droite et du centre permettront une gestion rigoureuse, sereine et humaine de votre ville, loin des agitations des uns et du laxisme des autres.

Paul Salen

 

Voile et football : un manque de respect pour les femmes

A l’occasion de la Journée de la Femme, j’ai tenu à dénoncer avec force et vigueur la récente décision de la FIFA qui vient d’autoriser le port du voile dans les compétitions féminines qu’elle organise.  Il s’agit d’une décision qui porte atteinte à la dignité des femmes et introduit, dans le sport de haut niveau, des considérations religieuses qui ne devraient pas avoir cours. Le sport est fait pour rapprocher les peuples par le partage d’une passion commune, cette décision de la FIFA pourrait bien aboutir à l’effet inverse.  Une décision d’autant plus dangereuse que le sport a toujours été un vecteur d’émancipation des femmes et que le port du voile, au-delà de son aspect religieux, est souvent perçu comme une marque de soumission des femmes. J’ai d’ailleurs déposé une proposition de loi visant à interdire l’emploi, le port ou la présentation d’objets du culte, ou ayant un caractère ostentatoire, ainsi que toute manifestation de prosélytisme religieux lors de manifestations sportives (http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0155.asp). L’objet de cette proposition de loi est à la fois de préserver la dignité des femmes et de protéger la laïcité ciment de notre pacte républicain.  Je serais inflexible sur la défense de ces principes incontournables de notre ”vivre ensemble”.

Paul SALEN

 

 

Chômage : malheureusement un nouveau record

Et bien non, la courbe du chômage ne s’est pas inversée. L’explosion du chômage est, hélas, une triste réalité : depuis 21 mois le nombre de demandeurs d’emploi n’a cessé d’augmenter en France, contrairement à la plupart de nos partenaires européens. Cette singularité française est la démonstration de l’échec de la politique fiscale et économique du gouvernement socialiste.  Au mois de janvier, on enregistre 8 900 chômeurs de plus. Bien sûr, François Hollande et son gouvernement essaieront de nous dire le contraire avec la langue de bois habituelle. Depuis des mois, Michel Sapin commente les chiffres du chômage sans jamais rien proposer. Il a beau vanter les dispositifs comme les emplois dits ”d’avenir” et les contrats de génération, cela ne fonctionne pas. Plus personne n’écoute les dénégations du Ministre du Travail ! Après avoir promis l’inversion de la courbe du chômage en 2013, François Hollande a décrédibilisé la parole publique. Le Président de la République doit sortir de son immobilisme. Le choc fiscal subi par les entreprises et les ménages a cassé les moteurs de la croissance, en pesant à la fois sur l’investissement et sur la consommation. La multiplication des ”contrats aidés” est une impasse qui consiste à acheter de faux emplois par de vrais déficits publics. Il y a urgence à changer de cap en libérant les initiatives des entreprises qui, seules, peuvent créer des emplois. Il faut un nouveau cap et se donner les moyens de lutter contre le chômage, en baissant les charges sur le travail, en simplifiant le code du travail et en assouplissant le marché du travail. Voilà un triptyque ambitieux que porterait un Président courageux. Malheureusement, dans une France en crise, le Président socialiste ne préside plus grand chose et son courage n’est pas sa vertue cardinale.

Paul SALEN

Quand un ministre de la République ment à un député

Mercredi dernier lors de la séance de questions au gouvernement j’ai interpellé Vincent Peillon, Ministre de l’Education nationale, sur la difficile et douloureuse mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Dans mon intervention, j’ai indiqué au Ministre de l’Education Nationale qu’il n’avait pas le droit de parler de liberté alors qu’il impose à toutes les communes sans aucune distinction, les mêmes règles au mépris des réalités locales. Une règle commune, quel que soit l’environnement : milieu urbain, rural ou de montagne. J’ai aussi rappelé que le principe d’égalité serait bafoué, puisque avec cette réforme, des inégalités profondes vont encore se creuser entre les écoles qui peuvent proposer des activités réellement épanouissantes pour l’enfant et d’autres qui se transformeront en simple garderie. Inégalité toujours puisque des parents devront payer, alors que pour d’autres ce sera gratuit. Inégalité encore puisque la réforme s’applique au secteur public, mais en dispense le secteur privé.

Dans sa réponse très désinvolte, le ministre affirme que seulement 8 % des communes du département de la Loire refusent d’appliquer la réforme, ce qui est totalement faux puisque ce sont en fait 44 % des mairies qui n’avaient pas déposé le PEDT fin janvier. D’autre part, 77 % de l’ensemble des maires du département sont inquiets au niveau du financement et de ce fait sont dans l’impossibilité d’appliquer une réforme imposée par un ministre qui n’a jamais été élu localement.

Il est parfaitement inconvenant qu’un ministre de la République mente à un parlementaire devant l’ensemble de la représentation nationale, au cours d’une séance publique retransmise par les médias. Le Ministre ne sait plus comment sortir par le haut de ce débat et il utilise le mensonge pour tromper les députés de l’opposition et l’opinion. C’est dire le peu de cas qu’il fait de l’institution qu’est le Parlement.

Paul SALEN

Lire le compte rendu de la séance de questions sur le site de l’Assemblée : http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2013-2014/20140173.asp#P200873

Donner du sens aux réformes territoriales

Préoccupé par l’obsolescence de notre modèle pour affronter les nouveaux défis, il est urgent d’alerter l’opinion  sur l’incohérence des réformes territoriales que le Gouvernement propose et sur la nécessité de traiter ces questions de territoires, d’organisation de l’Etat et d’avenir de nos collectivités avec plus de sens, de discernement et d’ambition. Avec 80 de mes collègues parlementaires, je viens de lancer un appel à donner du sens aux réformes territoriales.

 ”Depuis deux ans, le Gouvernement multiplie les projets de loi sur l’organisation territoriale, le rôle de l’Etat et l’avenir des collectivités locales sans aucune ligne directrice. Cette incohérence est particulièrement préoccupante compte tenu des difficultés de notre pays. Etant donnée l’urgence des réformes qui s’imposent à la France, nous ne pouvons pas laisser un sujet aussi structurant être traité dans l’improvisation, uniquement en termes d’économies et de rationalisation. Il nous appartient de le poser en termes de stratégie d’avenir et de développement, dans le respect du principe de subsidiarité qui anime notre engagement politique. Une question simple doit sous-tendre cet enjeu : Quelles sont les bonnes échelles territoriales et les compétences nécessaires pour mener des politiques de croissance et d’emploi ouvertes sur le monde ? Cette question mérite notre mobilisation d’autant plus que les réformes fiscales et sociales à venir n’auront de sens que si une réponse claire y est apportée. Aussi, il nous appartient, forts de notre attachement à nos territoires et de notre volonté de réamorcer une perspective de croissance, d’apporter notre contribution à ce sujet. Nous alertons le Gouvernement sur le risque d’une démarche improvisée et sur la nécessité de poser ces enjeux d’organisation nationale et territoriale, à l’aune des nouveaux défis économiques, dans le cadre d’une approche globale, cohérente et ambitieuse.”

Paul SALEN

Qui sème le trouble divise les Français !

Incapable de redresser la situation du pays et d’enrayer le chômage, le gouvernement multiplie les provocations pour faire diversion et voir s’agiter la société entière (théorie du genre, loi sur la famille,…). La stratégie socialiste est simple : ”Pas d’emplois pour tout le monde ? Alors, provoquons les familles ! Pas de croissance en vue ? Alors, manipulons les syndicats et leurrons les entreprises ! Pas de baisse d’impôts, ni de la dépense publique ? Alors, cassons nos équilibres et désertifions nos campagnes !” Aux abois, les socialistes jouent aux apprentis-sorciers en diluant tous les repères qui sont le socle de notre société. Mais attention : qui sème ainsi le trouble divise tous les français ! Bousculer ainsi notre vivre ensemble quand les résultats économiques ne sont pas au rendez-vous, fragilise chaque jour un peu plus notre pacte républicain et fait le jeu des populistes de tout bord, comme on a pu le voir dernièrement.

Paul SALEN